L’opération Barbarossa – NOTE A BERNARD FRÉDÉRICK AL SUO TESTO SU L’HUMANITÉ DIMANCHE 23-29 JUIN 2011, Operación Barbarroja: notas A BERNARD FREDERICK de su texto en L’Humanité Dimanche 23-29 JUIN 2011,

L’opération Barbarossa : REMARQUES À BERNARD FRÉDÉRICK SUR SON TEXTE DE L’HUMANITÉ DIMANCHE, 23-29 JUIN 2011, P. 94-97
Annie Lacroix-Riz

Cher Bernard,

Je viens de lire votre papier sur « l’opération Barbarossa » dans L’Humanité Dimanche des 23-29 juin 2011, p. 94-97. Il comporte des erreurs, certes conformes à la présentation qu’on nous fait d’ordinaire de Staline depuis des décennies, mais qui n’en demeurent pas moins des erreurs graves.

D’abord, vous vous trompez sur le cas Toukhatchevski, dont vous faites la victime « d’une vaste manœuvre d’intoxication », avant de citer des chiffres considérables d’épuration (par mort ou emprisonnement) d’officiers, chiffres dont il conviendrait de préciser la source. Domenico Losurdo, dans son ouvrage par ailleurs excellent sur Staline (récemment paru chez Aden), croit la question encore ouverte (p. 131-132). J’affirme que les archives originales françaises (diplomatiques et militaires) et étrangères publiées que j’ai consultées au début des années 2000 abolissent tout doute sur la réalité du complot du haut état-major de l’armée de l’Ouest : ce complot fut dirigé par Toukhatchevski, entré en négociations avec le haut état-major allemand et disposé, en l’échange de l’éviction des Soviets, à la cession de l’Ukraine, marché qui relevait, en URSS comme en tout autre État, de l’intelligence avec l’ennemi ou haute trahison, crime puni de mort en France également (articles 75 et suivants du Code pénal) : j’en ai traité dans l’ouvrage Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, réédition, 2010, p. 391-409.

Comme le répétait vaillamment (vu le comportement de ses autorités hiérarchiques) en 1938-1939 Palasse, l’attaché militaire français nommé à l’automne 1937, c’est précisément parce que l’épuration du haut état-major avait été faite, que l’URSS reconstituait une armée sûre, appuyée sur le peuple soviétique entier, en mesure donc de vaincre qui oserait l’attaquer, en l’occurrence le Reich. Les propos souvent lyriques de Palasse, que j’ai longuement cités, ont été confirmés par la suite des événements, et les archives diplomatiques et militaires que j’ai consultées renouvellent entièrement le traitement de la question. Je vous remercie de lire les pages consacrées à ce dossier (ainsi que tout ce qui concerne la politique extérieure de l’URSS dans l’ouvrage susmentionné) pour me donner votre avis. Notons qu’une épuration du haut état-major de la France hypothèse naturellement absurde, vu les circonstances françaises eût précisément évité la défaite ignominieuse de ce pays : chez nous, plus de la moitié de cette structure militaire, au bas mot, pratiquait l’intelligence avec l’ennemi stricto sensu : voir Le choix de la défaite et De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008.

Ensuite, les inexactitudes portent à la fois sur les préparatifs de guerre et sur le déroulement de la guerre elle-même, à propos desquels il faut absolument lire l’ouvrage de Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953. Il balaie sur des bases solides toute la réécriture khrouchtchévienne de l’histoire des décennies précédentes (réécriture dont le grand journaliste Alexander Werth avait signalé la malhonnêteté dès l’époque de son Russia at war, en 1964) : il associe à une importante recherche archivistique personnelle une bibliographie vertigineuse, fournissant une mise au point précieuse sur une historiographie militaire, notamment anglophone, entièrement renouvelée depuis une vingtaine d’années. Roberts rappelle que l’Armée rouge était passée, sur les frontières de l’Ouest, d’1-1,5 million de soldats à l’époque de Munich, où l’URSS fit tout ce qui était possible pour sauver la Tchécoslovaquie, à 3 (je dis bien trois) millions (et non un) à l’automne 1939. Je crois avoir également montré l’ampleur de cet effort militaire, sur la base des sources occidentales, dans Le choix de la défaite, en particulier chap. 8-9.

Vous trouverez ci-dessus ma critique de Roberts, dont une partie est consacrée à ce qui m’apparaît la partie la plus incontestable du livre, les années 1939-1945 (la partie relative à la Guerre froide, qui traite des deux côtés de l’affaire, soviétique et américain, est moins convaincante parce que Roberts connaît moins la politique américaine que la soviétique : ainsi accrédite-t-il, très en-deçà des démonstrations effectuées par l’historiographie « révisionniste » américaine dès les années 1960, la thèse d’une mauvaise interprétation mutuelle des intentions respectives des deux pays, négligeant l’analyse de l’expansionnisme de l’impérialisme américain, parfaitement indépendant des pratiques de l’URSS. Thèse démontrée par les « fondateurs », Denna Frank Fleming (The Cold War and its origins, 1917-1960, New York, Garden City, 1961, 2 vol.) et William Appleman Williams, The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing C°, New York, 1972 (1è éd., 1959), et avec un luxe de détails par leurs successeurs).

L’intégration militaire des territoires annexés de 1939 à 1940 (respectivement après la défaite écrasante de la Pologne, acquise depuis 15 jours au 17 septembre 1939 ; et après la déroute acquise de la France, pour les Pays Baltes et de la Bessarabie) a constitué, au contraire de ce que vous écrivez à propos d’un blocage stupide sur « la “ligne Staline”, la frontière de 1939 », un élément essentiel des préparatifs militaires : l’avaient annoncé dès 1939 les négociations pied à pied de l’accord secret c’est à dire la délimitation des territoires polonais affectés à l’URSS : nos diplomates et représentants militaires à Moscou l’avaient parfaitement compris, tel l’attaché de l’Air français, le lieutenant-colonel Charles-Antoine Luguet (futur officier FFL), qui clama sa certitude d’un accord territorial sur la Pologne, décisif pour la protection militaire de l’URSS, au jour même de la signature du pacte de non-agression du 23 août 1939 et dans les jours suivants (Le choix de la défaite, p. 501-504).

La tactique adoptée à la veille du conflit – éviter toute « provocation » s’inscrivait dans le souci ancien et constant de ne faire en aucun cas apparaître l’URSS comme responsable du déclenchement d’une guerre. Roberts et Losurdo (et leur bibliographie), comme tous les types d’archives (les françaises incluses) sont de ce point de vue démonstratifs. La thèse de l’« ancien agent de la CIA » David Murphy selon laquelle « Staline n’a […] pris aucune disposition et proclamé, en public que toutes ces informations [sur l’imminence de l’assaut allemand] relevaient de la “provocation” » thèse à laquelle vous accordez un paragraphe entier est de la plus haute fantaisie, confrontée aux documents de la période 1939-1941, sans parler des années antérieures : ce chef du poste CIA de Guerre froide à Berlin de 1950 à 1961 puis chef des « opérations soviétiques » au siège central de l’agence fournit une information intéressée a posteriori dont on ne saurait comparer la fiabilité à celle des sources originales des années 1930-1945.

Votre présentation de l’information du Kremlin sur les intentions militaires allemandes avant l’assaut, réduite aux renseignements fournis à Staline et aux siens par « l’orchestre rouge » et par Roosevelt, est extrêmement sélective. Le monde entier, à niveau élevé, savait tout de l’attaque allemande prévue, et de longue date, les Français inclus. Eût-il ignoré les plans allemands, Staline aurait bien été le seul des dirigeants du globe, et cette hypothèse, exclue par la correspondance consultable, serait absurde même si nous n’avions aucune source directe sur la période 1939-1941 : l’intéressé avait passé son temps à prendre des dispositions contre l’assaut considéré comme inéluctable depuis le début des années 1930, dispositions prises, dès cette époque, à la fois 1° contre le Japon, dont l’attaque était alors considérée comme imminente, et qui ne finit par changer d’avis qu’après avoir subi des échecs majeurs contre l’armée rouge d’Orient en 1938-1939 : Palasse, et les diplomates français en Chine et l’ambassadeur d’Allemagne à Moscou von der Schulenburg s’accordrent cette évolution dès l’été 1938 (Le choix de la défaite, p. 409) – voir surtout Jonathan Haslam, The Soviet Union and the Threat from the East : Moscow, Tokyo and the Prelude to the Pacific War, Pittsburgh, 1992. C’est cette série d’échecs qui contraignit le Japon, particulièrement agressif dans la décennie précédant la guerre mondiale, à signer et à respecter le pacte de non-agression signé avec Moscou en avril 1941.

et 2° contre l’Allemagne (voir Jonathan Haslam, The Soviet Union and the Struggle for Collective Security in Europe, 1933-39, New York, 1984 ; et les ouvrages précédents de Roberts : The Unholy Alliance : Stalin’s Pact with Hitler, Bloomington (Ind.), 1989 ; The Soviet Union and the origins of the Second World War. Russo-German relations and the road to war, 1933-1941, New York, Saint Martin’s Press, 1995 ; Michael Jabara Carley, 1939, the alliance that never was and the coming of World War 2, Chicago, Ivan R. Dee, 1999, traduction, 1939, l’alliance de la dernière chance. Une réinterprétation des origines de la Seconde Guerre mondiale, Les presses de l’université de Montréal, 2001 ; et mes propres ouvrages Le choix de la défaite et De Munich à Vichy).

Vos pages 96-97, qui présentent un Staline pas « si naïf », chef militaire ne songeant qu’à « gagner du temps ! », personnage donc sans rapport avec celui des pages 94-95, rendent mieux compte de sa contribution à la victoire d’un pays qui, en 1941, était économiquement et industriellement encore très inférieur au Reich, deuxième puissance industrielle mondiale : nul ne saurait l’imputer à reproche à Staline, qu’on accable d’ordinaire pour la rigueur de l’industrialisation à marches forcées dont la collectivisation des terres avait constitué le préalable. Mais l’inégalité entre l’agresseur et l’agressé rendait inévitable un début de guerre épouvantable et la tactique prônée de résistance sur place et à tout prix. Quant au Blitzkrieg, il ne fut pas arrêté devant Moscou mais dans les semaines qui suivirent l’attaque, comme le déclara le général Doyen le 16 juillet 1941 à Pétain. De ce texte rédigé par le très lucide Armand Bérard, futur diplomate en poste à Washington puis Bonn, prémonitoire en tous points (y compris par sa prévision d’une victoire américaine écrasante dans ce conflit général où les États-Unis n’étaient pas encore entrés), je vous cite l’extrait relatif à la guerre sur le front de l’Est :

« Si le IIIe Reich remporte en Russie des succès stratégiques certains, le tour pris par les opérations ne répond pas néanmoins à l’idée que s’étaient faite ses dirigeants. Ceux-ci n’avaient pas prévu une résistance aussi farouche du soldat russe, un fanatisme aussi passionné de la population, une guérilla aussi épuisante sur les arrières ; des pertes aussi sérieuses, un vide aussi complet devant l’envahisseur, des difficultés aussi considérables de ravitaillement et de communications. Les batailles gigantesques de tanks et d’avions, la nécessité, en l’absence de wagons à écartement convenable, d’assurer par des routes défoncées des transports de plusieurs centaines de kilomètres entraînent, pour l’Armée allemande, une usure de matériel et une dépense d’essence qui risquent de diminuer dangereusement ses stocks irremplaçables de carburants et de caoutchouc.

Nous savons que l’État-Major allemand a constitué trois mois de réserves d’essence. II faut qu’une campagne de trois mois lui permette de réduire à merci le communisme soviétique, de rétablir l’ordre en Russie sous un régime nouveau, de remettre en exploitation toutes les richesses naturelles du pays et en particulier les gisements, du Caucase. Cependant, sans souci de sa nourriture de demain, le Russe incendie au lance-flammes ses récoltes, fait sauter ses villages, détruit son matériel roulant, sabote ses exploitations. » Source, La Délégation française auprès de la Commission allemande d’Armistice de Wiesbaden, 1940-1941, Imprimerie nationale, Paris, vol. 4, texte complet, p. 648-649.

Quelqu’un veut-il comparer ce comportement à ce que fut la guerre française ? Et nous expliquer sérieusement ce qui fit la différence entre les préparations soviétique et française à la guerre allemande ? Le Vatican, meilleure agence de renseignement du monde, comprit au tournant d’août 1941 et son secrétaire des Affaires extraordinaires, Domenico Tardini, l’admit devant l’ambassadeur de Vichy à Rome-Saint-Siège « que Staline serait appelé à organiser la paix de concert avec Churchill et Roosevelt », puisqu’on ne pourrait exclure « l’allié moscovite qui aurait apporté une contribution décisive à la victoire commune […Il] ne dissimul[ait] pas les craintes qu’un tel dénouement lui inspireraient sur le sort de l’Europe et l’avenir de l’Europe » (dépêche de Léon Bérard, 4 septembre 1941, Vichy-Europe, 551, archives du MAE, citée dans mon ouvrage Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, édition complétée et révisée, 2010, p. 531-532).

Losurdo fait une très honnête présentation du dossier p. 27-50, en s’appuyant, entre autres, sur Roberts et sur les mémoires de Göbbels – et en montrant, après Roberts, à quel degré d’intoxication est parvenu le « rapport Khrouchtchev » à propos de « la Grande Guerre patriotique ». L’auteur du pseudo « rapport secret » ne manifesta pas en Ukraine, comme l’a montré Roberts, des talents militaires particuliers à l’été 1941 (« The Kharkov disaster », op. cit., 122-123). Son rapport est absurde ou mensonger sur tous les points qu’il a abordés, montre Losurdo (op. cit., passim), et il atteint les cimes sur les années de guerre.

Bref, vous devriez, après lecture des ouvrages susmentionnés, faire une nouvelle présentation de « l’opération Barbarossa », qui rendrait plus compréhensible le contenu de vos pages finales, si antagoniques avec les deux premières. Comme la seconde partie est nettement plus maigre, demeure l’impression communiquée par la première (les p. 94-95 et la 1e moitié de la p. 96), conforme à la vulgate. Or, les travaux de Roberts, comme d’autres, largement cités par Losurdo, sont en voie de balayer quelques décennies d’intoxication sur Staline. Certes, Roberts n’est toujours pas traduit en français, cinq ans après la publication de Stalin’s Wars. Mais Losurdo l’a été, et de très jeunes historiens sont désormais appelés à faire connaître au public leurs travaux révisant enfin la « légende noire » de la phase démocratique de la révolution française : Alexandre Cousin, 25 ans, doctorant de Paris I, a présenté hier, 28 juin 2011, de façon très convaincante, sur France Culture (La Fabrique de l’histoire, de Laurentin), son étude Philippe Lebas et Augustin Robespierre, deux météores dans la Révolution française, éditions Bérénice, 2010). Historiquement, l’ère Furet, qui a été aussi, et même d’abord, une ère d’intoxication sur la révolution française en général et sur Robespierre en particulier, est dépassée.

Un petit vent frais s’annonce. On va assurément, sous l’effet de la conjoncture générale – plus proche du tsunami , pouvoir, même en France, en revenir dans les décennies à venir aux sources archivistiques directes pour faire de l’histoire sérieuse, sur Staline comme sur Robespierre. Il faut s’y résoudre, ne pas craindre de revenir franchement sur des décennies d’absurdités et accorder dès maintenant aux sources et aux études étayées plus de place qu’aux âneries encore hégémoniques.

Je communique naturellement ce courrier à L’Humanité Dimanche et à ma liste de diffusion, car je présume que votre article aura été lu par nombre des inscrits de cette dernière.

Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz

Traduzione del compagno  di Simone Donnini

Operazione Barbarossa: NOTE A BERNARD FRÉDÉRICK AL SUO TESTO SU L’HUMANITÉ DIMANCHE 23-29 JUIN 2011,

P. 94-97Annie Lacroix-Riz

Caro Bernard

Ho appena letto il vostro saggio su “Operazione Barbarossa” de L’Humanité Dimanche del 23-29 Giugno 2011, p. 94-97. Vi trovo degli errori, certamente conformi all’immagine che di solito diamo di Stalin da decenni, ma che rimangono comunque gravi errori.

In primo luogo, vi sbagliate sul caso Tukhachevsky, dove lo fate vittima di “una vasta operazione di intossicazione”, prima di citare le cifre considerevoli d’epurazioni (di morti o carcerati) di ufficiali, delle quali si dovrebbe specificare la fonte. Domenico Losurdo, nel suo eccellente libro su Stalin (recentemente pubblicato da Aden), ritiene che la questione sia ancora aperta (p. 131-132). Posso affermare che gli archivi originali francesi (diplomatici e militari) e stranieri pubblicati che ho consultato nei primi anni del 2000 tolgono qualsiasi dubbio sulla realtà del complotto sullo Stato Maggiore Generale dell’Esercito del Ovest : Questo complotto fu condotto da Tukhachevsky, scendendo a patti con l’Alto Comando tedesco disponendo, in cambio della cacciata dei sovietici, la vendita di Ucraina, che fa intuire sia in URSS come in qualsiasi altro Stato, i rapporti di intelligence verso il nemico o di alto tradimento, reato punibile con la morte anche in Francia (articoli 75 e seguenti del Codice penale): che ho trattato nel libro La Scelta della sconfitta: L’Élite francesi nel 1930, Parigi, Armand Colin, ripubblicato nel, 2010, p. 391-409.

Come coraggiosamente ripetuto (dato il comportamento delle sue autorità superiori) Palasse nel 1938-1939, l’addetto militare francese nominato alla caduta del 1937, è proprio perché l’epurazione dell’alto comando era stato compiuto, che l’URSS ricostituì un esercito, appoggiato da tutto il popolo sovietico, quindi in grado di vincere chi osasse attaccare, come nel caso del Reich. Le informazioni del Palasse spesso con lirismo, che ho citato a lungo, sono state confermate dagli eventi successivi, e dagli archivi diplomatici e militari che ho consultato, che chiariscono totalmente il senso della questione.

Vi ringrazio che mi date la possibilitá leggendo le pagine dedicate a questo dossier (e tutto ciò che riguarda la politica estera dell’URSS dall’opera citata) il modo di conoscere la vostra opinione. Notiamo che una purga del alto comando francese sia naturalmente un ipotesi assurda, visto i tentativi francesi di evitare assolutamente una vergognosa sconfitta di questo paese: da noi, più della metà per lo meno della struttura militare, aveva nascostamente rapporti d’intelligence, in senso stretto con il nemico: vedere la Scelta della sconfitta e da Monaco a Vichy, l’omicidio della Terza Repubblica, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008.

In seguito, le imprecisioni sono alla volta sui preparativi della guerra e la condotta stessa della guerra, a proposito dei quali é assolutamente necessario leggere il libro di Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953. Si spazia su una base solida della totale riscrittura Khrushcheviana della storia dei decenni precedenti (Riscrittura dove il grande giornalista Alexander Werth aveva segnalato la disonestà dai tempi del suo Russia at war nel 1964): Egli unendo una importante ricerca d’archivio personale e una bibliografia vertiginosa, ci da un punto di vista prezioso sulla storiografia militare, chiaramente anglofila, completamente rinnovata dopo oltre venti anni. Roberts ci ricorda che l’Armata Rossa era passata sulle frontiere dell’Ovest, da 1-1, 5 milioni di soldati al al tempi di Monaco, dove l’Unione Sovietica fece tutto il possibile per salvare la Cecoslovacchia, a 3 (dico tre) milioni (non uno) nell’autunno del 1939. Credo di aver mostrato allo stesso modo la portata di questo sforzo militare, sulla base di fonti occidentali, nella SCELTA DELLA SCONFITTA, in particolare cap. 8-9.

Vi troverete sopra la mia critica a Roberts, di cui una parte è dedicata a ciò che credo sia la parte piú indiscutibile del libro, gli anni 1939-1945 (La parte sulla Guerra Fredda, che si occupa di entrambe le posizioni del caso, sovietica e americana, è meno convincente perché Roberts conosce meno la politica statunitense che quella sovietica ed é ben al di sotto delle dimostrazioni della storiografia “Revisionista” americana del 1960, con la tesi di una errata interpretazione delle intenzioni reciproche dei due paesi, trascurando l’analisi del espansionismo dell’imperialismo americano, completamente indipendente dai modi dell’URSS. Tesi dimostrata da i “fondatori”, Denna Frank Fleming (The Cold War and its origins, 1917-1960, New York, Garden City, 1961, 2 vol.) e William Appleman Williams, The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing C°, New York, 1972 (1è éd., 1959), e con dovizia di particolari dai loro successori.

L’integrazione militare di territori annessi del 1939-1940 (rispettivamente dopo la travolgente sconfitta della Polonia, acquisita in 15 giorni dal 17 settembre 1939 e conquistati dopo la sconfitta della Francia, gli Stati Baltici e la Bessarabia) ha costituito contrariamente a quanto voi scrivete in proposito di uno stupido blocco, sopra «la” linea Stalin “,Il confine del 1939 », un elemento essenziale dei preparativi militari: lo avevano annunciato dal 1939 i negoziati passo passo dell’accordo segreto vale a dire la delimitazione dei territori polacchi assegnati al URSS: i nostri diplomatici e funzionari militari a Mosca lo avevano capito perfettamente, come l’addetto dell’aviazione francese, il tenente colonnello Charles-Antoine Luguet (futuro officiale FFL), che ha sostenuto la sua certezza di un accordo territoriale sulla Polonia, per la decisiva protezione militare dell’URSS, il giorno stesso della firma del patto di non aggressione del 23 agosto 1939 e dei seguenti giorni (la scelta della sconfitta, p. 501-504).

La tattica adottata allla vigilia del conflitto – evitare qualsiasi “provocazione„ si iscriveva nella preoccupazione vecchia e costante di non fare mai apparire l’URSS come responsabile dello scoppio di una guerra. Roberts e Losurdo (e le loro bibliografie), come tutti i tipi di archivi (i francesi inclusi) sono da questo punto di vista evidenti. La tesi “dell’ex agente dell’CIA„ David Murphy secondo il quale “Stalin non ha (…) preso nessuna disposizione e proclamato, in pubblico che tutte quest’informazioni (sull’imminenza dell’attacco tedesco) nascevano “dalla provocazione”» tesi alla quale accordate un paragrafo intero è della più grande fantasia, confrontata ai documenti del periodo 1939-1941, senza parlare degli anni precedenti: questo capo della sede CIA durante la guerra fredda a Berlino dal 1950 al 1961 quindi capo “delle operazioni sovietiche alla sede centrale dell’agenzia fornisce un’informazione interessata a posteriori di cui non si può comparare l’affidabilità a quella delle fonti con i documenti originali degli anni 1930-1945.

La vostra presentazione dell’informazione del Cremlino sulle intenzioni militari tedesche prima dell’attacco, ridotta alle informazioni fornite a Stalin ed ai suoi “dall’orchestra rossa„ e da parte di Roosevelt, è estremamente riduttiva. Il mondo intero, a livello elevato, sapeva tutto dell’attacco tedesco previsto, e da lunga data, francesi inclusi. Egli ignoró i piani tedeschi, e Stalin sarebbe stato il solo dirigente del globo, e quest’ipotesi, che é esclusa dalla corrispondenza consultabile, sarebbe assurda anche se non avessimo alcuna fonte diretta sul periodo 1939-1941: l’interessato ha trascorso il suo tempo per adottare misure contro l’attacco considerato inevitabile fin dall’inizio degli anni 1930, misure adottate, fin da quest’epoca, allo stesso momento, 1° contro il Giappone, il cui attacco era allora considerato imminente, e che lo porterà a cambiare parere soltanto dopo che essi subirono uno scacco principalmente contro l’Armata rossa d’oriente nel 1938-1939: Palasse ed i diplomatici francesi in Cina e l’ambasciatore della Germania a Mosca von der Schulenburg seguirono quest’evoluzione fin dall’estate 1938 (la scelta della sconfitta, p. 409) – vedere soprattutto Jonathan Haslam, The Soviet Unione and the Threat from the East: Moscow, tokyo and the prelude to the Pacific War, Pittsburgh, 1992. È questa serie di scacchi che forzò il Giappone, particolarmente aggressivo tra il decennio che precede la guerra mondiale, a firmare e rispettare il patto di non aggressione firmato con Mosca nell’aprile 1941.

e 2° contro la Germania (vedere Jonathan Haslam, The Soviet Unione and the Struggle foro collettiva Security in Europa, 1933-39, New York, 1984; ed i lavori precedenti di Roberts: The Unholy alliance: Stalin’s Pact with Hitler, Bloomington (Ind.), 1989; The soviet Union and the origins of the second World War. Russo-German relations and the road to war, 1933-1941, new York, saint Martin’s press, 1995; Michael Jabara Carley, 1939, the alleanza that never was and the coming of World War 2, Chicago, Ivan R. Dee, 1999, traduzione, 1939, l’alleanza dell’ultima possibilità. Un reinterpretazione  sulle  origini della seconda guerra mondiale, la stampa   è dell’università di Montreal, 2001; ed i miei lavori la scelta della sconfitta e da Monaco a Vichy).

Le vostre pagine 96-97, che presentano uno Stalin non “così ingenuo”,un  capo militare che pensava soltanto “a guadagnare tempo! ”,personaggio dunque senza relazione con quello delle pagine 94-95, spiegano meglio il suo contributo alla vittoria di un paese che, nel 1941, era economicamente e su scala industriale ancora molto inferiore al Reich, seconda potenza industriale mondiale: nessuno potrebbe muovere a rimprovero a Stalin, che si affligga di solito per il rigore dell’industrializzazione a marce forzate da cui la collettivizzazione delle terre aveva costituito il preambolo. Ma la disparità tra l’aggressore ed l’aggredito rendeva inevitabile un inizio di guerra spaventosa e la tattica raccomandata di resistere sul posto a tutti i costi. Quanto allo Blitzkrieg, non fu fermato davanti a Mosca ma nelle settimane che seguirono l’attacco, come lo dichiarò il generale Doyen il 16 luglio 1941 a Pétain. Di questo testo redatto molto lucidamente da Armand Bérard, futuro diplomatico a Washington quindi a Bonn, premonitorio in tutte le vicende (anche dalla sua previsione di una vittoria americana schiacciante in questo conflitto generale in cui gli Stati Uniti non erano ancora entrati), vi cito l’estratto relativo alla guerra sul fronte dell’Est:

“Se il terzo Reich guadagna in Russia alcuni successi strategici, il verso preso dalle operazioni non risponde tuttavia all’idea che si erano fatta i suoi dirigenti. Questi non avevano previsto una resistenza così selvaggia del soldato russo, un fanatismo così appassionato della popolazione, una guerriglia così estenuante sulle retrovie; perdite così serie, un vuoto completo dinanzi all’invasore, delle difficoltà così importanti delle forniture e delle comunicazioni. Le battaglie gigantesche dei carri armati e degli aerei, la necessità, in mancanza di vagoni a scartamento ridotto, di garantire attraverso le strade distrutte in molte centinaia di chilometri, dei trasporti comportano, per l’esercito tedesco, un’usura di materiale ed un consumo di benzina che rischiano di calare pericolosamente i suoi stock insostituibili di combustibili e di gomma.

Sappiamo che lo stato maggiore tedesco ha costituito tre mesi di riserve di benzina. Necessario per una campagna di tre mesi che permetta di piegare il comunismo sovietico, di ristabilire l’ordine in Russia sotto un regime nuovo, di rimettere sotto sfruttamento tutte le ricchezze naturali del paese ed in particolare i giacimenti, del Caucaso. Tuttavia, senza preoccuparsi dei suoi prodotti alimentari del domani, il russo incendia con i lanciafiamme i suoi raccolti, fa saltare i suoi villaggi, distrugge il suo materiale rotabile, sabota i suoi sfruttamenti. “Fonte, la delegazione francese presso la Commissione tedesca d’armistizio di Wiesbaden, 1940-1941, stampa nazionale, Parigi, volume 4, testo completo, p. 648-649.

Qualcuno vuole comparare questo comportamento a ciò che fu la guerra francese? E spiegarci seriamente ciò che fece la differenza tra le preparazioni sovietiche e francesi alla guerra tedesca? Il Vaticano, migliore agenzia di informazioni del mondo, lo comprese alla svolta dell’agosto 1941 ed il suo segretario degli affari straordinari, Domenico Tardini, lo ammise dinanzi all’ambasciatore di Vichy presso la Santa Sede di Roma “che Stalin sarebbe destinato ad organizzare la pace insieme a Churchill e Roosevelt”, poiché non si potrebbe escludere “l’alleato moscovita che avrebbe apportato un contributo decisivo alla vittoria comune (… egli) non nasconde i suoi   timori  sulla possibilità  che tale patto andrebbe ad inciderebbe   sulle sorti dell’Europa e sul suo futuro “ (spedizione di Léon Bérard, il 4 settembre 1941, Vichy-Europa, 551, archivi del MAE, citata nel mio lavoro il Vaticano, l’Europa e Reich della prima guerra mondiale alla guerra fredda (1914-1955), Parigi, Armand Colin, edizione completata e rivista, 2010, p. 531-532).

Losurdo fa una presentazione molto onesta del dossier p. 27-50, appoggiandosi, tra l’altro, su Roberts e sulle memorie di Göbbels – e mostrando, dopo Roberts, a quale grado d’intossicazione è giunto “la relazione Krusciov„ a proposito “della grande guerra patriottica „. L’autore dello pseudo “rapporto segreto ” non fece mostra in Ucraina, come ha dimostrato Roberts, di capacità militari particolari nell’estate 1941 (“The Kharkov disaster„, op. cit., 122-123). La sua relazione è assurda o menzogniera su tutti i punti che ha affrontato, vedi Losurdo (op. cit., passim), e raggiunge le vette sugli anni di guerra.

In breve, dovreste, dopo la lettura dei lavori suddetti, fare una nuova presentazione “dell’operazione Barbarossa„, che rendesse più comprensibile il contenuto delle vostre pagine finali, così antitetiche con le due prime. Poiché la seconda parte è nettamente più breve, rimane l’impressione ricevuta dalla prima (p. 94-95 e la prima metà di p. 96), conforme alla vulgata. Ora, i lavori di Roberts, e degli altri, in gran parte citati da Losurdo, sono in grado di spazzare alcuni decenni d’intossicazione su Stalin. Certamente, Roberts non è ancora tradotto in francese, nonostante i cinque anni dalla pubblicazione di Stalin’s Wars. Ma Losurdo lo è stato, e molto di giovani storici ormai sono destinati a fare conoscere al pubblico i loro lavori che rivedono finalmente “la leggenda nera” della fase democratica della rivoluzione francese: Alexandre Cousin, 25 anni, dottorando di Parigi I, ha presentato ieri, il 28 giugno 2011, in modo molto convincente, su France Culture (la fabbrica della storia, di Laurentin), il suo studio (Philippe Lebas e Augustin Robespierre, due meteore nella rivoluzione francese, edizioni Bérénice, 2010). Storicamente, l’era Furet, che è stato allo stesso modo, ed anche inizialmente, un’era d’intossicazione sulla rivoluzione francese in generale e su Robespierre in particolare, è superata.

Un leggero vento fresco si annuncia. Indubbiamente, sotto l’effetto della congiuntura generale – più vicino ai tsunami, si potrà, anche in Francia, tornare nei prossimi decenni direttamente alle fonti archivistiche per fare storia seria, su Stalin come su Robespierre. Occorre muoversi, non temere sinceramente di ritornare su decenni di assurdità ed accordare fin d’ora alle fonti ed agli studi impegnati maggior valore che alle asinerie ancora egemoniche.

Comunico naturalmente questo per posta a L’HUMANITÉ DIMANCHE ed alla mia lista di diffusione, poiché suppongo che il vostro articolo sarà stato letto dai numerosi iscritti di questo ultimo.
Bene cordialmente,

Annie Lacroix-Riz

Operación Barbarroja: notas A BERNARD FREDERICK de su texto en L’Humanité Dimanche 23-29 JUIN 2011,

P. 94-97Annie Lacroix-Riz

Querido Bernard

Acabo de leer su ensayo sobre la “Operación Barbarroja” L’Humanité Dimanche de 23 a 29 junio 2011, p. 94-97. Me parece errores, sin duda se ajustan a la imagen que solemos tener de Stalin durante décadas, pero sigue habiendo errores graves.

En primer lugar, pensar en el caso Tujachevski, donde usted lo hace víctima de una “vasta empresa de intoxicación”, antes de citar las cifras de considerable purgas (muertos o prisioneros) de los activos, que deberían especificar la fuente. Domenico Losurdo, en su excelente libro sobre Stalin (publicado recientemente por Adén), considera que la cuestión sigue abierta (p. 131-132). Puedo decir que el original archivos franceses (diplomático y militar) y extranjeros que he visto publicado a principios de 2000 de eliminar cualquier duda sobre la realidad de la trama en el Estado Mayor General del Ejército de Occidente: Esta parcela fue dirigido por Tujachevski, cayendo a un acuerdo con el Alto Mando Alemán, proporcionando, a cambio de la expulsión de los soviéticos, la venta de Ucrania, que tiene sentido tanto en la URSS como en cualquier otro país, los informes de inteligencia al enemigo o de alta traición, un delito penado con la muerte, incluso en Francia (artículos 75 y siguientes del Código Penal): He cubierto en el libro La elección de la derrota: La élite francesa en 1930, París, Armand Colin, reimpreso en 2010, p. 391-409.

¿Cómo repetir con valentía (teniendo en cuenta el comportamiento de sus autoridades superiores) Palasse en 1938-1939, el agregado militar francés nombrado para el otoño de 1937, es precisamente porque la purga de los altos mandos que se había logrado, que la URSS reconstituido ejército , respaldado por todo el pueblo soviético, a continuación, ser capaz de ganar a los que se atrevieron a atacar, como en el caso del Reich. El Palasse información a menudo lírica, que he mencionado desde hace mucho tiempo, han sido confirmadas por los acontecimientos posteriores, y los archivos diplomáticos y militares que he consultado, esclarecer plenamente el significado de la pregunta.

Agradecimiento que me dan la oportunidad de leer las páginas dedicadas a esta cuestión (y todo lo relacionado con la política exterior de la URSS de la obra citada) la forma de conocer su opinión. Tomamos nota de que una purga del alto mando francés, por supuesto, una suposición ridícula, ya que los intentos de los franceses para evitar la derrota vergonzosa de este país de nosotros, por lo menos más de la mitad de la institución militar, tenía en secreto los informes de inteligencia, en el sentido de cerrar con el enemigo: ver la elección y la derrota de Mónaco en Vichy, el asesinato de la Tercera República, 1938-1940, París, Armand Colin, 2008.

Más tarde, las imprecisiones en un momento de los preparativos para la guerra y la conducción de la guerra en sí, de la que es absolutamente necesario para leer el libro de Geoffrey Roberts, La guerra de Stalin: Desde la Segunda Guerra Mundial hasta la Guerra Fría, 1939-1953. Se extiende sobre una base sólida de Khrushcheviana total de reescritura de la historia de las décadas anteriores (reescritura de donde el gran periodista Alexander Werth fue reportado por la falta de honradez de su tiempo en la guerra en Rusia, 1964): Se combina con una plantilla importante trabajo de archivo y bibliografía mareado, nos da una perspectiva valiosa sobre la historia militar, claramente anglófilo, completamente renovado después de más de veinte años. Roberts nos recuerda que el Ejército Rojo había pasado en las fronteras de Occidente, de 1-1, 5 millones de soldados en el momento de Mónaco, donde la Unión Soviética hizo todo lo posible para salvar a Checoslovaquia, a 3 (por ejemplo tres millones) (nadie) en el otoño de 1939. Creo que me han mostrado la misma manera que el alcance de este esfuerzo militar, según fuentes occidentales, en la elección de la derrota, en particular, cap. 8-9.

Usted encontrará en mi crítica de Roberts, parte de la cual se dedica a lo que creo que es la parte más indiscutible del libro, los años 1939-1945 (La parte de la Guerra Fría, que se ocupa de ambos lados de la caja, la Unión Soviética y estadounidenses, es menos convincente, porque Roberts sabe menos que la política de EE.UU. de que la era soviética y está muy por debajo de las manifestaciones de la historiografía “revisionista” de América en 1960, con la tesis de una mala interpretación de las intenciones mutuas de los dos países, haciendo caso omiso de la ” análisis de la expansión del imperialismo norteamericano, totalmente independiente de las formas de la URSS. tesis demostrada por los “fundadores”, Denna Frank Fleming (La Guerra Fría y sus orígenes, 1917-1960, Nueva York, Garden City, 1961, 2 vol. ) y William Appleman Williams, The Tragedy of American Diplomacy, ° C Dell Publishing, Nueva York, 1972 (1es ed., 1959), y en gran detalle por sus sucesores.

La integración militar de los territorios anexionados de 1939-1940 (respectivamente, después de la aplastante derrota de Polonia, adquirida en los 15 días del 17 de septiembre de 1939, y ganó después de la derrota de Francia, los Estados bálticos y la Besarabia) ha sido contrario a lo que escribes con respecto a una pieza de estúpida por encima de “la” Línea Stalin “, el límite de 1939 ‘, un elemento esencial de los preparativos militares: se había anunciado en 1939 las negociaciones paso a paso sobre el secreto que es la demarcación de los territorios asignados a Polonia la URSS: los diplomáticos y oficiales militares en Moscú había comprendido plenamente, como el oficial de la aviación francesa, el teniente coronel Charles-Antoine Luguet (FFL oficial de futuro), que apoyó su convicción de un acuerdo territorial sobre Polonia , decisiva para la protección militar de la URSS, el día de la firma del pacto de no agresión del 23 de agosto de 1939 y al día siguiente (la elección de la derrota, p. 501-504).

La táctica adoptada allla vísperas del conflicto – para evitar cualquier “provocación” se inscribe en la preocupación antigua y constante de la URSS no parecen ser responsables del estallido de la guerra. Roberts y Losurdo (y sus bibliografías), como todos los tipos de acciones (incluido el francés) son, desde este punto de vista evidente. La tesis de “la ex agente de la dell’CIA” David Murphy, según el cual “Stalin no lo hicieron (…) y no tiene nada proclamó en público que toda esta información (sobre la inminencia del ataque alemán) surgió de” la provocación ” “proposición que se le concedió todo un párrafo es de la mayor fantasía, en comparación con los documentos de la época 1939-1941, sin ninguna mención de los años anteriores: el jefe de la sede de la CIA en Berlín durante la Guerra Fría desde 1950 hasta 1961 y luego la cabeza” de las operaciones de la Unión Soviética la sede del organismo en cuestión para proporcionar información a donde no se puede comparar la fiabilidad de las fuentes con los documentos originales de los años 1930-1945.

El envío de información sobre las intenciones del Kremlin antes de que el ejército alemán, reducidas a la información proporcionada a Stalin y su “Orquesta Roja”, y por Roosevelt, era muy reduccionista. Todo el mundo en general, lo sabía todo del ataque alemán estaba previsto, y por un largo tiempo, incluyendo el francés. Hizo caso omiso de los planes alemanes, y Stalin era el único oficial del mundo, y esta hipótesis, que está excluida de la correspondencia disponible, sería absurdo, aunque no teníamos ninguna fuente directa para el período 1939-1941: el sujeto ha pasado toda su hora de actuar contra el ataque considerado inevitable, ya principios de 1930, las medidas adoptadas, desde ese momento, al mismo tiempo, 1 ° contra los japoneses, cuyo ataque que entonces se consideraba inminente, y que lo llevó a cambiar de opinión sólo después de haber sufrido un revés, principalmente contra el Ejército Rojo del Este en 1938-1939: los diplomáticos Palasse y francés en China y el Embajador de Alemania a Moscú von der Schulenburg seguido esta tendencia ya que el verano de 1938 (. la elección de la derrota, p 409) – véase especialmente Jonathan Haslam, la Unión Soviética y la amenaza desde el este: Moscú, Tokio y el preludio de la Guerra del Pacífico, Pittsburgh, 1992. Es esta serie de ajedrez que obligó a Japón, particularmente agresiva en la década anterior a la Segunda Guerra Mundial, a que firmen y se adhieran al pacto de no agresión firmado con Moscú en abril de 1941.

y 2 ° contra Alemania (véase Jonathan Haslam, la Unión Soviética y el Agujero de seguridad lucha colectiva en Europa, 1933-1939, Nueva York, 1984, y el trabajo previo de Roberts: The Unholy Alliance: Pacto de Stalin con Hitler, en Bloomington ( Ind.), 1989; La Unión Soviética y los orígenes de la Segunda Guerra Mundial entre Rusia y las relaciones entre Alemania y el camino a la guerra, 1933-1941, Nueva York, Prensa de San Martín, 1995; Michael Jabara Carley, 1939, que el pacto Nunca lo fue y la llegada de la 2 ª Guerra Mundial, Chicago, Ivan R. Dee, 1999, traducción de 1939, la alianza de última oportunidad. Una reinterpretación de los orígenes de la Segunda Guerra Mundial, la prensa es la Universidad de Montreal, 2001 , y mi trabajo y la elección de la derrota de Mónaco en Vichy).

Sus páginas 96-97, muestran que Stalin no era un “ingenuo”, un líder militar que sólo pensaba en “ganar tiempo! “Así que no guardan relación con las páginas 94-95 de personajes, explican la mayor parte de su contribución a la victoria de un país que, en 1941, era económicamente e industrialmente muy por debajo del Reich, la segunda potencia industrial del mundo: nadie podía pasar a crítica a Stalin, que por lo general afecta el rigor de la industrialización marchas forzadas desde el que la colectivización de la tierra había sido el preámbulo. Sin embargo, la disparidad entre el atacante y el defensor hizo inevitable inicio de una guerra terrible y las tácticas recomendadas en el lugar de resistir a toda costa. En cuanto a la guerra relámpago, fue detenido en Moscú, pero en las semanas que siguieron al ataque, como declaró el 16 de julio 1941 Doyen general Pétain. De este texto tan lúcido escrito por Armand Bérard, el futuro diplomático en Washington y luego en Bonn, premonitoria en todos los eventos (ni siquiera por su predicción de una victoria aplastante de América en el conflicto general en el que los Estados Unidos aún no había entrado), cito el extracto de la guerra en el Frente Oriental:

“Si el Tercer Reich en Rusia ganar algunos éxitos de la política, la dirección tomada por las operaciones, sin embargo, no responde a la idea de que sus líderes habían hecho. Ellos no esperaban que la resistencia del soldado ruso tan salvaje, tan apasionado un fanatismo de la población, un guerrillero en la espalda tan agotador, las pérdidas tan graves, una brecha total antes de que el invasor, las dificultades son tan importantes los suministros y las comunicaciones. Las batallas de los gigantescos tanques y aviones, la necesidad, en la falta de vagones de trocha angosta, para garantizar a través de las calles destruidas cientos de kilómetros, un cargo por transporte, para el ejército alemán, el desgaste de material y un el consumo de gasolina, que puede disminuir peligrosamente su acción insustituible de combustible y de goma.

Sabemos que el Estado Mayor alemán ha puesto en marcha tres meses a partir de las reservas de gasolina. Necesidad de una campaña de tres meses que permite doblar el comunismo soviético, para restaurar el orden en Rusia bajo un nuevo esquema, para poner en uso toda la riqueza natural del país y en los campos particulares de la región del Cáucaso. Sin embargo, independientemente de sus productos alimenticios de mañana, el fuego de Rusia con el lanzallamas a sus cultivos, hizo estallar sus pueblos, destruye su material rodante, sabotea sus hazañas. “Fuente, la delegación francesa en la Comisión Alemana del Armisticio de Wiesbaden, 1940-1941, la prensa nacional, de París, volumen 4, texto completo, p. 648-649.

Alguien quiere comparar este comportamiento a lo que fue la guerra con Francia? Y en serio, ¿qué puede explicar la diferencia entre los preparativos soviéticos y franceses para la guerra Alemania? El Vaticano, la mejor agencia de información del mundo, incluyendo a la vuelta de agosto de 1941 y su secretario de Asuntos Extraordinarios, Domenico Tardini, admitió ante el embajador de Vichy a la Santa Sede de Roma “que Stalin se utilizan para organizar la paz con Churchill y Roosevelt, “porque no podíamos excluir” el aliado de Moscú que iba a hacer una contribución decisiva a la victoria común (… Él) no oculta sus temores sobre la posibilidad de que dicho pacto sería para afectar el destino de Europa y su futuro “(expedición de Léon Bérard, 4 de septiembre de 1941, Vichy-Europa, 551, los archivos de la AMF, citado mi trabajo en el Vaticano, Europa del Reich y la Segunda Guerra Mundial a la Guerra Fría (1914-1955) , París, Armand Colin, complementado y edición revisada, 2010, p. 531-532).

Losurdo es una presentación honesta de la p expediente. 27-50, basándose, entre otras cosas, Roberts y los recuerdos de Goebbels – y mostrando, después de que Roberts, ¿a qué nivel de intoxicación que se alcance “el informe de Kruschev” sobre “la gran guerra patriótica”. El autor del pseudo “informe secreto” no hizo ninguna muestra en Ucrania, como se muestra por Roberts, especiales capacidades militares en el verano de 1941 (“El desastre de Jarkov”, op. Cit., 122-123). Su informe es absurdo o menzogniera en todos los puntos que enfrentó, consulte Losurdo (op. cit., Passim), y llega a las alturas en los años de guerra.

En resumen, usted debe, después de leer las obras anteriores, hacer una nueva presentación de la “Operación Barbarroja”, lo que haría más comprensible el contenido de su extremo páginas, por lo que la antítesis de los dos primeros. Desde la segunda parte es mucho más corto, se mantiene la impresión recibida de la primera (p. 94-95 y la primera mitad de la p. 96), conforme a la Vulgata. Ahora, el trabajo de Roberts y otros, en gran medida citado por Losurdo, son capaces de barrer unas cuantas décadas de envenenamiento de Stalin. Sin duda, Roberts no se ha traducido al francés, a pesar de los cinco años transcurridos desde la publicación de La guerra de Stalin. Pero fue Losurdo, y un montón de jóvenes historiadores ahora se pretende hacer consciente al público de que se revise su trabajo en la última “leyenda negro” de la fase democrática de la Revolución Francesa: Alejandro Cousin, de 25 años, estudiante de doctorado en Paris I, presentado Ayer, 28 de junio de 2011, de una manera muy convincente de Cultura de Francia (la historia de la fábrica, Laurentin), su estudio (Felipe Lebas y Robespierre Agustín, dos meteoritos en la Revolución Francesa, las ediciones de Berenice, 2010). Históricamente, el Furet era, que era de la misma manera, e incluso al principio, una era de intoxicación en la Revolución francesa en general y de Robespierre, en particular, se ha superado.

Un ligero viento fresco se anuncia. Sin lugar a dudas, bajo el efecto de la situación económica general – lo más cerca posible del tsunami, que pueda, incluso en Francia, allá por las décadas que vienen directamente a las fuentes de archivo para hacer historia seria, de Stalin como de Robespierre. Si se mueve, no se realmente miedo de regresar a décadas de tonterías y puesta a punto a partir de ahora a las fuentes y estudios que involucraron a más valor a la estupidez, todavía hegemónico.

Comunicar por supuesto esta entrada a L’Humanité Dimanche y en mi lista de correo, ya que supongo que su artículo ha sido leído por muchos miembros de este último.
Bien cordialmente

Annie Lacroix-Riz

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...."L’ineguaglianza dello sviluppo economico e politico è una legge assoluta del capitalismo. Ne risulta che è possibile il trionfo del socialismo all’inizio in alcuni paesi o anche in un solo paese capitalistico, preso separatamente...." Lenin -Sulla parola d’ordine degli Stati Uniti d’Europa-Pubblicato sul Sozial-Demokrat, n. 44, 23 agosto 1915.
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